Protégé : T’emmener voir la mer

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2016, rends-nous la lumière

 » – 2015 se termine, vous avez quelque chose à dire ?

– 2015, année de merde, on ne m’y reprendra plus !

– Oui euh, mais on peut pas diffuser ça, vous ne pouvez pas dire autre chose ?

– Ah si, j’ai un message à faire passer à quelqu’un… »

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A toi qui a ouvert l’oeil le premier jour de 2015 dans une chambre d’enfants rose encombrée de jouets, mais souriante parce que tu avais confiance en l’avenir, tu ne pouvais pas deviner ce qui t’attendait, même si une sorte de tristesse sourde t’avait envahie le soir du 31, comme un signe annonciateur.

Non tu ne pouvais pas savoir que quelque chose basculerait quand ta directrice te dirait « il vient d’y avoir un attentat à Charlie juste à côté, le quartier est bouclé » et qu’il faudrait expliquer cela à tes élèves le lendemain

Tu ne savais pas, mais tu te doutais fortement quand même de la difficulté du concours, mais en tout cas tu ne te doutais pas du tout que ce ne serait pas si grave en voyant tes élèves te quitter avec des mots plein les yeux, les crayons et le coeur

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Tu ne savais pas que tu aurais peur un jour de rentrer chez toi, au point de rester dormir sur le canapé de ton ami F., peur de prendre le métro, de marcher dans la rue, de réentendre les sirènes jour et nuit dans Paris
Tu ne savais pas qu’il y aurait autant d’incompréhension et de douleur à vivre, et que ce ne serait que le début

Tu ne savais pas que tu devrais expliquer l’inexplicable, recommencer à peine 10 mois plus tard et que tu n’aurais rien à dire

Tu ne savais pas à quel point tout peut basculer rapidement et que tu peux passer en à peine un jour de toutes les certitudes du monde à un sol mouvant

Tu ne savais pas que les clichés des films, crier, jeter des objets par terre, pleurer effondrée par terre, ils existent parce que dans la réalité, tu peux réellement agir comme cela. Oui, même toi, qui te pensais si calme.

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Tu ne pensais pas que tu pourrais pleurer en entendant une chanson, même après, même quand tu te retournes et que tu vois le chemin que tu as parcouru en quelques mois, et puis elle n’est pas si triste que ça, cette chanson, mais il y a la voix du chanteur qui dit la place Clichy sous la pluie, les noms des rues, chez toi, la tienne, et oui, c’était chez toi, et c’est un petit bout de toi qui t’a été arraché et que tu ne pourras pas récupérer.

Tu n’avais aucune idée, non, à quel point cela pouvait faire mal, et que ça mettrait du temps à cicatriser.

Et en même temps.

Je ne savais pas à quel point cela semblerait naturel de faire grandir et évoluer 25 enfants, et à quel point je serais émue de devoir les laisser partir

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Je n’avais aucune idée de la force qui était en moi, et qui me permettrait de garder la tête hors de l’eau, oh certes en trébuchant par moments, mais tout de même

Je ne me doutais pas que c’est dans l’adversité que l’on apprend le plus de choses sur soi et sur ses valeurs ; que paradoxalement, le rejet peut apporter la confiance en soi et renforcer nos certitudes sur ce que nous valons

Je ne pensais pas que je pourrais garder de bons souvenirs de certains moments, qu’ils seraient à jamais entâchés, et pourtant. Il restera les sourires radieux, le soleil qui éblouit sur les longues routes canadiennes, le gout du homard grillé, la fraicheur de l’eau d’un lac en pleine forêt, les feux d’artifice et les cabanes dans les bois, la chaleur des bras des amies qui ne te lâchent pas quand tu vacilles.

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Je me doutais, mais ça fait quand même un choc quand cela arrive, de voir que les amis sont là quand il le faut, avec le chocolat, les bières et les bras grands ouverts, la langue bien pendue pour déverser des torrents de malédictions quand tu racontes, les petites attentions comme du thé à la noix de coco et du chocolat offerts parce que certaines situations d’urgence l’exigent

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Je ne savais pas que cette situation me permettrait de vivre des instants improbables, comme de me démaquiller, de me coucher, et puis 5mn plus tard me rhabiller, me remaquiller et sortir sur un coup de tête, de croiser des amis d’amis par hasard à Bastille à 3h du matin un samedi, de parcourir Paris à pied avec quelqu’un que j’avais perdu de vue jusqu’à ce que le soleil se lève, de recevoir des textos plus qu’incompréhensibles et faire appel à la brigade du décryptage de messages obscurs (la BDMO), de faire des rencontres par des hasards plus qu’incroyables, de partir en week end à la mer sur un coup de tête (et d’ailleurs je raconte ça dans les billets protégés qui vont suivre, n’hésitez pas à me demander le mot de passe)

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Je ne savais pas qu’il y aurait la lumière, toujours là, comme sur cette photo qui reste une de mes préférées de cette année. Malgré tout.

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Je ne savais pas tout ça, mais si j’allais dans cette chambre rose, et que je revoyais cette fille qui avait un an de moins, et pourtant ça parait si proche et si loin à la fois, je lui dirais « Méfie-toi de 2015, elle a pas l’air comme ça, mais elle va t’en faire voir. Mais tu sais, ça ira. Et qui sait, plus tard,avec le recul tu te rendras compte que cette année t’a peut-être bien plus appris et apporté que nombre d’autres ».

Voilà. En 2015, il y a aussi eu d’innombrables repas-recettes pris en photo ou pas, des tas d’épisodes de Gilmore Girls, de beaux voyages (je reste amoureuse de Venise et du Canada), une utilisation beaucoup trop importante d’Instagram, des tas de pique-niques avec les amis, les muscles du bras gauche qui faisaient mal quand je reprenais le piano, mes premières photos exposées, des skypes avec A. en direct de Montréal jusqu’à des heures indécentes (pour moi), des séances thé au jasmin – discussions à base de qu’est-ce qu’on attend pour être heureux le soir avec Coloc, le besoin impérieux de photographier, encore et toujours plus, Tchaikovski écouté en boucle, des litres d’encre rouge pour corriger, beaucoup trop de télé réalité (voilà quelque chose qui ne me manque pas), un nouvel objectif cadeau de fin d’année, de belles expos, des concerts, et surtout celui mon cher Sufjan Stevens, des films (pas assez), des livres (pas assez non plus), le bienfait fou qu’apporte l’écriture, libérée délivrée entonnée un nombre (trop) important de fois, un certain nombre de couchers de soleil et d’arcs-en-ciel sur Paris, et puis vous aussi, qui avez pris le temps de lire régulièrement tous mes bavardages qui s’éternisent. Merci, merci pour vos mots qui ont contribué à mes bonheurs de 2015.

Au final, ce qu’il en reste, ce que je veux en retenir ce sont les personnes qui nous entourent, et leur amour, des cris dans la nuit, des fous rires, les sourires des inconnus dans la rue, la chaleur humaine, et c’est tout ce qui compte.

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Qu’elles sont belles, L. et M., dans la pénombre d’une chaude nuit d’été sur les quais, non ?

 

2016, je ne sais pas ce qu’elle sera, ce sera la surprise. C’est bien les surprises.
Ce que je sais déjà, c’est que je vais surement déménager ce blog. J’ai envie de renouveau, de pouvoir refermer un chapitre.

Hier, j’ai entendu une chanson d’Oasis, et ça m’a rappelé ce soir de juillet, quand Noel Gallagher était venu donner un concert à Paris. Je ne me doutais pas que j’étais si proche du bord de la falaise, qu’à peine un mois plus tard je viendrais habiter à quelques pas de l’endroit où nous avons crié, applaudi et repris tous en chœur ce fameux refrain, un refrain qui me trotte dans la tête depuis, et qui offre une belle conclusion pour ce bilan-bordel

And so Sally can wait,
She knows it’s too late as we’re walking on by
Her soul slides away,
But don’t look back in anger
I heard you say

Belle année les chatons

Je vous souhaite que 2016 soit remplie de lumière, de chansons chantées à tue tête, de nuits parfois trop courtes parce que vous dévorez un livre, d’amour, de douceur, mais aussi de mouvement, car il faut reconnaitre que c’est lorsque la vie nous agite un peu que l’on s’aperçoit à quel point nous sommes vivants.

Que 2016 vous apporte tout ce que vous souhaitez, et puis bien plus encore.

Et soudain, c’est comme si les grelots se changeaient en larmes

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On entend tellement de choses. Il faut vivre, ils ne gagneront pas, je suis en terrasse, aimons-nous, Fluctuat nec mergitur, pray for Paris, oui mais on a peur quand même, ça aurait pu être moi / mon mec / mon docteur / mon poisson rouge, reprends du saucisson, Paris est une fête, putain de merde quand même, imagine all the people, Liberté Egalité Fraternité, même pas peur, et puis encore tant d’autres choses

Les mots sont nécessaires, et pourtant, parfois ils sont si insuffisants. Dimanche, je tournais en rond toute la journée, d’autant que l’appart était toujours dans l’état de la soirée de la veille. Alors j’ai fait la seule chose que je pouvais faire, je suis sortie prendre des photos. A deux pas, la place de la République, illuminée, des centaines de personnes qui se recueillent. Ca sent la cire chaude et l’encens, l’odeur est réconfortante.
Il y a des gens qui chantent, des gens qui pleurent. Notre belle statue de Marianne a été couverte de mots, de papiers, de fleurs. Elle a peut être été défigurée par tout cela, mais c’est aussi le signe que la population reprend le contrôle de ses symboles, je trouve ça plutôt positif.

Il y a un homme qui est là, qui dépose un petit drapeau, « pour Cédric ». Ses larmes me bouleversent, je me sens pathétique de prendre des photos dans un moment pareil. Pourtant, c’est aussi pour rendre un hommage aux victimes et à ceux qui les pleurent que je le fais…

J’y étais quand tout le monde s’est mis à courir, toute la foule a fui vers le côté opposé à chez moi, on ne savait pas ce qui se passait, j’ai eu la peur de ma vie. On est entrés dans une salle de sport, descendus au sous-sol, je suis tombée dans les escaliers, mon cerveau a oublié qu’on ne peut descendre 6 marches d’un coup sans tomber. Finalement c’était une fausse alerte, des gens qui ont lancé des pétards (je ne dirai rien de la colère qui m’assaille en repensant à ça !). Je suis rentrée chez moi, non sans avoir perdu mon téléphone au passage (il est tombé et on me l’a volé… 2 minutes plus tard il n’ était plus à l’endroit où je l’ai laissé dans la course). C’était le grand ménage à l’intérieur de l’appart, et je ne savais plus quoi faire.
Il faut continuer, ne pas avoir peur, sinon ils ont gagné, qu’on dit. Oui, je suis d’accord. Oui, trois fois oui. Mais ce n’est pas si facile que ça.
Chaque matin, chaque soir, voir ces lumières qui brillent sur la place quand je vais prendre le métro me donne une furieuse envie de pleurer. Comment on fait pour ne plus avoir peur ? Je ne sais pas.

Je me sens désemparée quand je vois mes élèves effrayés, quand ils me demandent si des méchants vont attaquer l’école. Moi, il n’ y a personne pour répondre à mes questions et me rassurer, alors je ne me sens pas légitime pour le faire. J’ai envie de pleurer quand je les vois se disputer alors qu’on vient d’expliquer pourquoi il était important de vivre en paix. J’ai l’impression de n’avoir pas bien géré ce temps d’échange, lundi, parce je suis trop choquée encore par ce qui s’est passé, et tout ce que ça implique. Parce que j’entends les collégiens qui font un bruit pas possible dans un couloir, au dessus de nos têtes, et que ma première pensée est « mon dieu on dirait un mouvement de panique ».

Je ne sais pas comment continuer ce travail nécessaire sur les valeurs de notre pays, l’importance de la liberté. Ils ont 6 ans, ils sont si petits. Les recommandations et pistes du gouvernement pour en parler avec eux ne m’ont été d’aucune utilité. Il parait qu’il fallait intégrer ce qui s’est passé « dans les programmes »… non mais au secours, je me demande si les personnes qui ont pondu ce texte fréquentent des enfants.
Il faudra trouver, et je le ferai. Il y a déjà des idées qui me viennent, le poème d’Eluard, la Liberté guidant le peuple, rappeler ce que veulent dire notre devise et nos valeurs, et puis pourquoi pas un projet photo avec la classe, après tout, c’est parfois ce que j’arrive à faire de mieux, la photo.

Mais pour l’instant, l’émotion est trop grande, je ne peux pas penser de manière rationnelle. Il faut prendre du recul, mais pour l’instant, c’est comme quand je prends des photos avec mon 50mm, c’est trop zoomé, et arrive le moment où je ne peux plus reculer car je bute contre le mur.

Alors en attendant, je reprends mon petit appareil, et je fais ce que je peux, pour oublier un peu, pour me consoler et aller mieux.

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Ces photos m’appartiennent et ne sont pas libres de droits.

Prenez soin de vous

(It makes me) Smile

IMG_0301-2Oui je ne cesse plus de faire ce genre de billets, mais j’ai l’impression d’amasser précautionneusement dans ma besace tous ces petits moments si précieux et je ne me lasse pas de les recompter, encore et encore, de les ressortir et les admirer.

Un repas avec des amis après le vernissage de leur expo photo

Des litres de thé au jasmin et orange is the new black partagés avec mon coloc après une dure semaine, se raconter nos dernières péripéties. Se redire que le hasard (dont je parlais il y a peu) fait tout de même parfois bien les choses.

DSC_0327La dernière récréation avant les vacances, avec les collègues qui craquent. Paradoxalement, j’aime toujours ces moments où les nerfs qui lâchent nous font partager des fous rires.
Dire bonnes vacances aux enfants, me dépêcher de partir ranger ma classe en songeant à la bonne soirée que je m’apprête à passer.

Un après-midi entre copines avec du thé et des muffins pomme-cannelle

Piquer emprunter deux livres et sentir ma panne de lecture passagère s’envoler en dévorant pendant une heure le début de Boneshaker, que je voulais lire depuis très longtemps. Quand je viens chez quelqu’un, la première chose que je fais est toujours de regarder ses livres, et je crois que les livres que je préfère lire sont ceux que j’emprunte à des gens que je connais. J’ai comme l’impression d’être plus proche d’eux, que l’on partage quelque chose.

DSC_0051-2Une adorable attention avec une tablette de chocolat au caramel rapportée de Suisse. C’est juste une tuerie et la tablette ne fera pas long feu !

Ecouter M.I.A. très fort en me préparant avant de sortir

On me dit parfois qu’il ne faut pas grand chose pour me rendre heureuse, et c’est vrai, notamment pour la nourriture. Je ne dirai jamais non à un bon restaurant, mais au final, rien ne m’a fait plus plaisir  ces derniers jours que de savourer installée tranquillement sur le canapé un steak qu’on m’avait préparé, et cuit à la perfection

Traverser Paris sur les quais, passer devant la Tour Eiffel, contempler les arbres qui se parent de leurs couleurs d’automne en sentant le soleil à travers les carreaux, et se sentir bien

Sourire en pensant que la vengeance est un plat qui se mange froid, et réaliser que finalement, je n’ai plus d’envie de me venger car je vais de l’avant. Et sourire encore plus fort, en repensant à la chanson de Lily Allen

But then I just smile
I go ahead and smile

Dimanche en photo : une éclaboussure de couleur

12049621_10153222193404220_6959772567724516115_nQuelle semaine épuisante. Je suis tombée malade, le rythme à l’école est très soutenu, et nous avons des réunions tous les jours en ce moment… Et puis il y a le reste qui déborde encore de la boite dans laquelle j’essaie de tout enfermer.

Je suis allée chercher une bonne partie de mes affaires chez lui, c’était triste, et puis lorsqu’il m’a vu ranger mon pull renard dans un sac, il m’a dit « mais qui va se moquer de ce pull maintenant ? », mot pour mot ce que je disais ici la semaine dernière. C’est étrange de continuer de ressentir un lien si fort et de savoir qu’il faut tout de même le rompre. Ca ne parait pas normal, contre nature.

Le temps s’est à nouveau mis au diapason de tout ceci.. Et puis tout de même il y a des tâches de couleur qui apparaissent dans la grisaille, parfois quand on ne s’y attend pas.

Mais ça y est, c’est officiel, je reste dans l’appartement de l’ami qui m’hébergeait à la base temporairement. Je continuerai de contempler la vue sur les toits de Paris qui m’enchante. Ma chambre est sous les toits et donne l’impression d’un petit refuge dans un chalet. Bientôt je pourrai y glisser mes livres qui cesseront d’être malheureux dans leurs cartons.

Et il y a toutes ces petites choses : sentir une présence le soir dans l’appartement, partager un thé le matin en discutant et manger le gâteau au chocolat qu’il a rapporté, partager un fou rire avec les collègues à la récréation, le sentiment certain en apprenant à découvrir une connaissance qu’il deviendra un ami, trouver une photo vieille de neuf ans de mon nouveau coloc et moi en ouvrant le premier carton et la mettre de côté, sentir la main d’un élève qui cherche la mienne lorsque nous partons à la piscine et me rendre compte qu’ils sont encore si petits, mes loulous, sentir le soleil qui réchauffe en sortant les écouteurs sur les oreilles, profiter du soleil aux tuileries avec une amie, le premier spice pumpkin latte, partager un cocktail improbable à la tomate et la mozarella, les amis qui prennent des nouvelles, et rentrer dans la douceur d’une belle journée dans les rues de Paris…

Ecouter le nouvel album des Libertines et tomber amoureuse d’une chanson dès la première écoute.

The milkman’s horse

Comme c’est étrange qu’une chanson en quelques phrases évoque si fortement ce que l’on ressent, et de savoir que lui aussi l’écoutera, cette chanson. Que même ainsi, tant de choses continueront de nous lier.
Mais dans cette chanson, entre la colère, la mélancolie et la nostalgie, il y a aussi de la douceur à la fin.

Get out of my dreams you scum, they weren’t meant for anyone, meant for anyone but me.

J’aime cette phrase, j’aime ce qu’elle renferme, tous ces sentiments contradictoires, mais au final, je trouve qu’elle est porteuse d’espoir.

Chaque jour, un petit pas est fait, et chaque jour le temps adoucit peu à peu les choses.

Passez une belle semaine !

Dimanche en photo

DSC_0593 DSC_0587Prendre de nouvelles habitudes, réapprendre certaines choses qui étaient si évidentes… Se retenir à chaque fois qu’on entend parler de quelque chose qui relie à l’autre de ne pas lui envoyer un message pour en parler…

Et puis chaque nouveau matin, voir cette nouvelle vue enchanteresse de Paris. Ecouter le soir pendant les chaudes nuits d’été finies il y a peu la douceur de l’air, sentir l’odeur de la pluie sur le zinc des toits de Paris. Passer devant les bars encore remplis en rentrant de soirée, entendre « Time of my life » de Dirty Dancing résonner et sourire en voyant des gens danser pendant que je rentre doucement dans la nuit noire. Sourire en réécoutant une chanson que je ne pouvais plus entendre ces dernières semaines. Avoir le cœur un peu serré en repassant pour voir une amie par un endroit où j’allais si souvent il y a deux ans et qui symbolise encore tant de choses.

Voir l’automne arriver avec de l’appréhension, car ramasser des feuilles mortes, partir se balader, faire les brocantes, mettre mon pull renard, tout cela aura un goût différent sans une personne qui se moque gentiment de moi tout en étant attendri.

Mais il reste cette vue, et il reste Sufjan qui murmure doucement dans mes oreilles quand je marche « Everything I feel returns to you somehow »